Résumé du Comité de Placement de Mars 2019

 

RESUME DU COMITE DE PLACEMENT DE MARS 2019

Le mois de février a permis aux marchés de poursuivre leur remontée dans la foulée de l’important rebond de janvier. Les messages « accommodants » passés par différentes banques centrales ont soutenu à la fois les marchés obligataires et les marchés des actions. En effet, les investisseurs perçoivent clairement que les banquier centraux ont pour objectif (principal ?) de veiller à éviter une grosse correction boursière. La FED, suivie de la BCE et d’autres banques centrales ont dès lors adapté leur politique monétaire afin d’éviter un «hard landing» de l’économie, laissant présager que les taux d’intérêts ne sont pas près de remonter ; Le sentiment de bénéficier d’un « double Put » ( sur les obligations et sur les actions)  crée donc un sentiment de sécurité aux investisseurs alors que les chiffres économiques se détériorent en Europe ainsi que dans d’autres grandes zones économiques.

Toutes les régions et tous les secteurs ont terminé positivement le mois comme on peut le constater dans le tableau ci-dessous (source M&G).

Macro Economie

L’indice « Citi 10 Major Economies » reprenant les nouvelles économiques des 10 plus grandes économies indique une dégradation de la situation macroéconomique surtout au niveau américain (bleu) et dans une moindre mesure dans la zone émergente (vert). Il est également à noter que cet indicateur reste situé dans la zone négative prouvant que les surprises macro sont globalement mauvaises partout et depuis un certain temps. A titre d’exemple, l’Italie est en récession et la France ainsi que l’Allemagne n’en sont pas loin… Mais la capacité des Banques centrales de rassurer les marchés est telle que les bourses ont poursuivi leur progression dans un contexte de (légère) dégradation de la situation économique.

Indice CITI 10 Major Economies

Inflation

L’inflation reste basse, à la fois impactée par la baisse des produits pétroliers, par les gains de  productivité et par le ralentissement global des économies. Il est à noter que l’inflation « core » (càd sans prise en compte de la variation des prix de la nourriture et de l’énergie) est supérieure à l’inflation générale, celle-ci étant actuellement tirée à la baisse par la faiblesse des prix de l’énergie.

Inflation USA (rouge) & Europe (bleu)

Indices de volatilité

Nous avons déjà évoqué précedemment le caractère particulier de la situation en matière de volatilité. Celle-ci peut être considérée comme un indicateur de crainte sur les marchés des actions. Le fait que la volatilité soit actuellement très basse est normale vu que les marchés se portent bien. Ce qui plus anormal est le fait que la volatilité de l’indice S&P 500 (ations US) soit supérieur à l’indice Eurostoxx50 (actions européennes). Ceci n’a été constaté par le passé que dans de courtes périodes précédant des grosses corrections boursières. Un élément supplémentaire d’inquiétude est lié au fait que la FED utilise clairement tous les moyens financiers et de communication pour calmer les investisseurs. Néanmoins, ceux-ci sont plus nerveux de l’autre côté de l’océan, ce qui nous invite à la prudence dans ce contexte où la conjonction de taux bas et de politiques monétaires accomodantes devraient soutenir les marchés…

Volatilité Indices Actions USA – Europe

CONCLUSIONS

Bien que la situation économique se dégrade, que les problèmes structurels soient toujours présents et que les risques (tels que le Brexit) restent d’actualité, il faut bien admettre que les marchés devraient rester stables dans un contexte de taux très bas et de messages bienveillants des banques centrales.

Dès lors, nous maintenons notre exposition inchangée mais profiterions d’une baisse (de l’ordre de 10%) pour renforcer un peu les positions en actions. Entretemps, nous investissons en obligations émergentes car elles offrent un rendement attrayant dans un contexte de taux qui devraient rester bas encore longtemps.